Brigid

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Brigid, parfois appelée "pucelle", n'a pourtant rien d'une vierge vulnérable et soumise qu'il faut protéger à tout prix.

Les femmes celtes étaient fortes et indépendantes, ainsi que leurs déesses.

Brigid (Bride, Brigitte) est une déesse créatrice, civilisée et civilisatrice, excellant dans le travail des métaux fins. On lui attribue lumière, inspiration, énergie, fertilité.

Nourricière et attentionnée, elle incarne la jeune femme atteignent la maturité, et se réjouissant de sa toute nouvelle fécondité à venir.

 

Brigid

 

Brigit, femme de sagesse

Qui était Brigit ? Il n’est pas facile de répondre à cette question, car nous avons perdu de vue son origine, et à une époque tardive, il est diffcile de distinguer la déesse celtique de la sainte chrétienne du même nom.

Mais c’est peut-être une qualité de Brigit, de ne pouvoir être catégorisée aisément. Car dans la tradition de la Déesse et de la sainte, elle semble avoir été la bienfaitrice omniprésente de tous les aspects de la vie des gens et du pays. En fait, on peut dire que Brigit est ce qu’il y a de plus proche de la Grande Mère des Celtes.

Son nom a beaucoup de variantes : Brigid, Brighid, Brid en Irlande, Bhrighde et Bride en Ecosse, Ffraid au Pays de Galles et Breeshey dans l’île de Man.

Un glossaire de l’irlandais du Xe siècle, décrit la déesse Brigit comme l’une des Tuatha Dé Danann, la lle de Dagda, mais elle était censée être la mère des trois dieux de Danu, qui reflète peut-être une tradition ancienne « matri- focale », à prépondérance féminine. L’auteur, un moine chrétien de Cashel, Cormac, l’appelle « une femme de sagesse »... une Déesse que les poètes adorent parce que sa protection est très grande et très renommée.

La poésie, lidecht, était indissociable de la voyance, Brigit étant considérée comme la grande inspiration derrière la divination et la prophétie, la source des oracles. Cormac mac Cuillenain dit encore qu’elle avait deux sœurs – Brigit le médecin et Brigit le forgeron – mais on pense généralement qu’elles étaient toutes trois des aspects d’une triple déesse de la poésie, de la guérison et de la forge, qui sont des arts magiques de la transformation. Ailleurs, Brigit est considérée comme la déesse d’autres arts importants de la société celtique – teinture, tissage et brassage – et elle était une gardienne d’animaux de ferme, surtout les vaches.

Brigit est profondément associée à l’Irlande, et des rivières irlandaises portent encore son nom. Elle avait deux bœufs appelés Fea et Feimhean, qui donnèrent leur nom à une plaine dans le comté de Carlow et l’autre à Tipperary. Elle était la gardienne de Torc Triath, roi des sangliers sauvages, dont le nom fut donné à Treithirne, une plaine de l’Ouest du comté de Tipperary. Ces trois animaux totems poussaient un cri d’avertissement si l’Irlande était en danger.

Dans l’histoire mythique des Tuatha Dé Danann, elle était la lle du Dagda et la femme de son ennemi, le roi Fomoir Bres. La spécialiste du celtisme, Miranda Green, la considère comme « une déité ancestrale, une Déesse Mère dont l’intérêt principal était le bien-être de l’Irlande ».

Mais l’illustration la plus simple de sa tutelle sur le pays, vient de la tradition populaire, qui dit que Brigit étendit son grand manteau sur son pays bien-aimé, et en fit ainsi l’Île d’Émeraude.

(Extrait de texte de Mara Freeman, Vivre la Tradition celtique)

 

Brigit  

Citation Wikipédia (encyclopédie sur Internet) :
 

« Connue sous les noms de Brigit, Brigantia, elle est, schématiquement, à la fois la mère, l’épouse, la sœur et la fille des autres dieux. Son nom se trouve sous différentes graphies, et elle se manifeste sous la forme d’innombrables avatars.
Brigit / Brigantia est souvent comparée à la Minerve des Romains, dont elle partage un certain nombre de fonctions. Elle est la déesse-mère, elle règne sur les arts, la guerre, la magie et la médecine. Elle est la patronne des druides, des bardes (poètes), des ovates (divination et médecine) et des forgerons.

En Irlande, Brigit est la fille du Dagda, elle est aussi la mère, l’épouse et la sœur de Lug, Dagda, Ogme, Nuada, Diancecht et Mac Oc, les dieux des Tuatha Dé Danann.

Elle est associée à la fête d’Imbolc, la purification du 1er février, censée protégée les troupeaux et favoriser la fécondité. L’importance de son culte chez les Celtes a conduit les évangélisateurs chrétiens à lui substituer une sainte dont elle devient l’éponyme, sainte Brigitte.
Brigantia se retrouve notamment dans le noms des peuples des Brigantes (actuels territoires du Yorkshire et du Northumberland) et des Brigantii (près du lac de Constance), dont la capitale Brigantion (Bregenz) est de même origine ; idem pour Briançon. En Gaule, son avatar Épona lui confère un rôle psychopompe évident.
Les théonymes Brigit et Brigantia dérivent de l’ancien celtique (certains disent proto-celtique) « brigantija » ou « brigantis » dont le sens est « très haute », « très élevée ». L’origine est le mot « Briga » (hauteur, forteresse) qui, utilisé comme préfixe, a donné de nombreux toponymes tant dans l’espace insulaire, qu’en Gaule et dans la péninsule ibérique. Il est aussi présent dans la composition du nom de certains peuples (Brigantes, par exemple).
Cette signification confirme le rôle primordial de cette déesse. »


Brigit est une Déesse Triple, en ce sens, elle inclut aussi les traits de Morrigan et l’aspect de Déesse Mère.
Elle a de multiples avatars dans le monde gaulois : Bélisama, Rosmerta, Epona. Ces trois Déesses peuvent donc prendre part à la fête ! Elle possède aussi les attributs de la Déesse Aveta des accouchements. Imbolc étant une période naissance (mise au monde des agneaux et lactation) on peut rendre grâce à tous ceux qui nous aider à naître, dans tous les sens du terme…  

 

Brigid

Publié dans Sabbats, Paganisme

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