Les sirènes

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Une sirène est une créature mythologique hybride : mi-femme et mi-oiseau (tradition antique) ou mi-femme et mi-poisson (tradition médiévale).

Le mythe des sirènes :

Le mythe des sirènes est quasi indestructible. L'iconographie antique les représente comme des femmes à queue de poisson tenant des instruments de musique, ou des oiseaux à visage et seins de femme. Sur les monuments funéraires, elles figuraient des anges de la mort chantant au son de la lyre tout en ayant des intentions érotiques à l'égard du héros décédé. Plusieurs auteurs anciens les ont citées : Aristote, Pline, Ovide, etc...et les bestiaires médiévaux les décrivent comme des femmes "de la tete aux cuisses" et poissons de "là  jusqu'en bas avec des griffes et des ailes". Elles ont laissé à la postérité leur image gravée dans la pierre des stèles, tombeaux ou des églises romanes ou elles personnifient l'ame des morts comme dans l'Egypte ancienne, ou les invoquait au moment de la mort.
               



Sirènes, Ondines, Nymphes  

La sirène est une créature hybride, mi-femme, mi oiseau (tradition antique), ou à queues de poisson (tradition médiévale). Elle est maléfique, son chant est envoutant et fait périr celui qui à le malheur de l'entendre. Une autre tradition, disait que les sirènes étaient des femmes légères, voire des prostituées. Dès  le Haut Moyen Age, la sirène à queue de poisson a pris l'apparence d'une jolie femme qui charme par son chant mais aussi par ses formes voluptueuses. La théorie du "lamantin ou du dugong" a pour avantage d'expliquer les divers récits racontés par des marins sur le chant de la sirène. Du point de vue des croyances populaires, la sirène est soit malveillante, soit bienfaitrice. Elles prévient les marins d'une tempete imminente, et l'avoir sur le devant d'un bateau protège des mauvais esprits. Les nymphes ou naiades (issues de la mythologie gréco-romaine) et les ondines (mythologie germano-scandinave) vivent dans les rivières, les fontaines, les sources, les cascades et les lacs. Si nymphes et ondines sont d'une grande beauté, elles se montrent souvent, à l'instar des sirènes méchantes et malfaisantes.











 

La Bretagne des légendes

S'il en est, en Armorique, des nymphes, des ondines auprès de l'eau douce, depuis les sources jusqu'aux étangs, le littoral abonde de sirènes, femmes de grande beauté.
Mi-femme, mi-poisson, allongée alanguie, la chevelure souvent entremelée d'algues, la sirène est symbole de séduction. Aussi, par leurs chants mélodieux, elles attirent sans peine les pecheurs sous la mer, vers leur palais de corail et de diamant ou ils se noient. Scultées dès le Moyen Age, on peut les apercevoir à l'église de "Saint Guénolé" de Batz-sur-Mer, à l'églide Saint Sauveur de Dinan...

Vers 1870, aux alentours des "Sept-Iles", sur le littoral trégorrois, une famille de sirènes faisait entendre ses chants aux pecheurs. Cependant, quand ceux-ci se transformaient en plaintes, les pecheurs devaient se hater de regagner Port Blanc car à peine y étaient ils arrivés que la tempete se déchainait.
A la meme époque, toujours sur la cote Nord, les pecheurs entendaient leurs chants et les voyaient jouer sur les flots, laissant sur la mer bleue une trace brillante comme de l'or. S'il leur arrivaient d'etre surprises pendant leur sommeil, elles récompensaient magnifiquement celui qui les laissait retourner à la mer.

 

 

 

Extrait de http://www.annie-jeanpierre-a-bord-de-grenadine.com/article-29204161.html

 

 

 

 

 

 

 

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